Les Geishas.

L'HISTOIRE
L'histoire des Geishas est relativement récente. Apparues vers 1660 à Edo, elles furent rapidement appréciées par leur éducation et leur raffinement dans l'art de converser et leur élégance. Elles devinrent assez vite les confidentes des hommes de la haute société ou des détenteurs du pouvoir. Mais en 1700, un décret Shogunal voulut réglementer cette nouvelle profession et oblIgea les Geishas à résider dans des "quartiers réservés" (Yoshiwara à Edo et Shimabara à Kyôto ).
Au 18ème siècle, les geisha étaient considérées comme exerçant une profession définie, bien distincte de celle des courtisanes, les yujo. Elles ne devaient pas vendre leurs charmes, ni porter de tenues voyantes. Aujourd'hui les geisha ont refusé toute occidentalisation et c'est ainsi qu'elles sont devenues les dépositaires d'une grande partie de ce qui furent la culture et la structure de la société japonaise traditionnelle.
Au 18ème siècle, les geisha étaient considérées comme exerçant une profession définie, bien distincte de celle des courtisanes, les yujo. Elles ne devaient pas vendre leurs charmes, ni porter de tenues voyantes. Aujourd'hui les geisha ont refusé toute occidentalisation et c'est ainsi qu'elles sont devenues les dépositaires d'une grande partie de ce qui furent la culture et la structure de la société japonaise traditionnelle.
LA FONCTION
Les Geishas sont des artistes spécialement entraînées aux arts du divertissement. Cette fonction comprend la danse, le chant, mais également l'art de la conversation. Tous ces talents doivent être déployées pour animer et "enchanter" une rencontre ou un dîner entre personnages importants ( politique, économie...). Le prix élevé des prestations restreint cette possibilité aux grandes sociétés ou partis politiques influents. D'ailleurs, seuls un nombre limité d'invités, ayant une parfaite connaissance de la culture japonaise, peuvent véritablement apprécier cette forme d'art "vivant".
L'APPRENTISSAGE
Les apprenties Geishas ( Shikomi ) doivent appartenir à une "maison" ( Okiya ) pour être formées. En échange de travaux domestiques, elles apprennent les rudiments de leur futur métier. Elles sont alors pleinement acceptées et obtiennent le titre de Maïkos. La formation reste longue, astreignante et dure plusieurs années. L'apprentissage quotidien est basé sur le chant, la danse, les instruments de musique traditionnels. C'est seulement au terme de cette instruction qu'elles deviennent alors de véritables Geishas.
Dès son plus jeune âge, la petite fille quitte donc sa maison familiale pour rejoindre l'Okiya, basée selon le modèle hiérarchique familial. A sa tête une mère (Mama-San) qui gère toute la maison.
COSTUMES
La geisha porte un kimono appelé obebe. Assemblé de plusieurs morceaux, il est très lourd mais somptueux, égalant en richesse et en raffinement comme le kimono du mariage. Entièrement réalisé à la main, il arbore de délicats motifs de décoration et nécessite à peu près 24 mètres d'étoffe pour le confectionner. Une ceinture, l'obi, est nouée dans le dos à l'inverse des prostitués qui la nouent sur le ventre. Sous le kimono, elle porte une robe dont le col dépasse à la base du cou. Une authentique geisha porte le col dans les mêmes teintes que son kimono, tandis que celui d'une maiko (apprentie) est rouge et celle qui est en voie de le devenir doit porter le col blanc.
Chaque geisha possède environ une quinzaine de kimonos, dont le prix peut varier de 12.000 à 23.000 €. Achetés par la Mama-san de sa maison, ils seront remboursés au fur et à mesure des gains obtenus par la geisha. Ce remboursement s'étale généralement sur plusieurs années. La garde-robe de la geisha lui permet ainsi de se changer deux ou trois fois au cours d'un même dîner, comme il se doit.
La coiffure et le maquillage jouent également un rôle primordial. Les cheveux sont en fait une perruque ( Katsura ) reproduisant la coiffure compliquée ( Shimada ) en vigueur depuis l'ère Edo. Les cheveux sont remontés en forme de chignon ( Mage ) retenus par des peignes ( Sashigushi ). Les Maikos y ajoutent des épingles ( Kanzashi ) avec des décorations brillantes. Le visage maquillé avec une poudre d'un blanc de porcelaine n'est dégagé qu'au niveau de la nuque, où apparaissent deux triangles de peau naturelle...
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